Un faux luxe, une vraie courtisane

 

 

Qui n'a pas entendu parler de la Païva et de son hôtel ?

Les frères Goncourt ont donné des descriptions - précises, nul ne s'en étonnera - de cet hôtel, où ils furent invités, introduits par Théophile Gautier. Ils prirent d'abord le thé (24 mai 1867), puis ils dînèrent, le 27 mai. Ce qui nous vaut une description sans complaisance - là encore, nul étonnement, - on en jugera par la lecture des extraits du Journal que nous proposons.
Il nous a paru intéressant de donner, outre la
version définitive du Journal, celle qui parut du vivant d'Edmond, en 1888. Où l'on verra que les «maisons de filles» sont devenues, dans la dernière version, des «maisons de putains», et les «Louvres de la putinerie», des «Louvres du cul». Le surtout de table en argent que les invités étaient sommés d'admirer, au grand déplaisir des Goncourt, représentait Ariane chevauchant une panthère; le plafond de Paul Baudry, qui trouvait grâce, lui, aux yeux de nos invités critiques, représentait Le Jour poursuivant la Nuit. Les Goncourt vous l'ont dit : une «maison de putinerie». Une remarque : dans l''édition inégrale du Journal, Carrier-Belleuse est placé au au XVIIIe siècle : le lecteur aura rectifié de lui-même, et lu «XIXe siècle».

ILLUSTRATION
Le lit de la Païva en son hôtel.

 

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