«En 1878, cependant, le bruit d'un procès qu'il [Whistler] intente à M. Ruskin passe la Manche. Dans la revue Fors Clovigera, M. Ruskin, le défenseur des préraphaélites, déclarait, à propos de certains tableaux du peintre, entre autres de ses «Harmonies» et de ses «Nocturnes», qu'il avait vu ou connu, par ouï-dire, bien des impudences de cockney, mais qu'il ne se serait jamais attendu à ce qu'un farceur vînt demander 200 guinées pour avoir jeté un pot de peinture à la face du public (1).
M. Whistler s'indigne, et, en bon Américain, actionne, pour dépréciation de sa marchandise, le critique, devant la Chambre de l'Échiquier, qui condamne à un liard de dommages intérêts M. Ruskin.»


1. À Londres, dans les Expositions, un registre est ouvert sur lequel le peintre inscrit le prix auquel il prétend coter son œuvre. [Note de Huysmans]

Extrait de Huysmans, «Whistler», Certains.

 

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