À propos de La Lorette, présentée et annotée par A. Barbier Sainte Marie (éd. du Lérot, 2002)
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Edmond et Jules de Goncourt ont dédié La Lorette à Gavarni, leur maître et proche ami : «Un soir, à Auteuil, vous nous disiez : «Je hais la fille, parce que j'aime la femme.» Gavarni avait réalisé une vignette représentant, bien entendu, une lorette, pour l'édition de La Lorette chez Dentu en 1855; et pour celle de 1862, il avait donné un dessin, gravé par Jules, bien plus évocateur que sa première vignette, puisqu'on faisait plus que deviner, sous une robe à volants, les deux jambes nues de la lorette. Les Goncourt, pour leur texte, n'ont pas pu ne pas se rappeler les planches de Gavarni. Il y eut 79 planches sur les lorettes, publiées dans Le Charivari en 1841, 1842 et 1843. Dans Paris, il publiera Les Partageuses (40 sujets) et Les Lorettes vieillies (30 sujets). D'autres lorettes encore dans des recueils où le mot lorette n'apparaît pas, tels Paris le soir (1840) ou les Fourberies de femmes en matère de sentiments (1837, 1840, 1841). Nous avons constitué un album de quelques-unes de ces planches. Pour voir la première page de l'album des Lorettes, cliquez ici. La Lorette des Goncourt date de 1852, elle vient quelque dix ans plus tard; mais si les vêtements ont changé, les murs et la psychologie sont les mêmes. On pourra passer d'une image à l'autre, puisque chacune est pourvue d'un lien à la suivante, on pourra également, se diriger vers telle ou telle image, en consultant la table ci-dessous. Les titres ont été donnés par nous. Celui
qui paie,
Fourberies de femmes |