Le Divan
Lepeletier G O N C O
U R T Journal, 30 mai
1856
«J'ai
été avec Scholl au Divan de la rue le
Peletier. C'est un petit mauvais lieu fort bête.
[
] Scholl paye des cigares et de la
bière; on fait un mistron, il perd cinq francs,
dix francs; il est onze heures et demie, le garçon
éteint le gaz. À minuit, la bande s'en
va.»
Le Divan
Lepeletier
S C H O L L Le mistron est une
variété du trente-et-un qui contribue
beaucoup à conduire les poètes à
l'hôpital.> L'aile gauche du Divan se
distinguait, il y a quelques jours encore, par la
variété des inscriptions dont les murailles
étaient couvertes. Puis l'épitaphe
des frères Goncourt :
«L'origine du
mistron se perd dans la nuit des temps.
[
]
[
]
Edmond
et Jules dort ici;
Le caveau froid est sa demeure;
Tous deux est mort à la même heure,
Sa plume est enterrée aussi.
Le trépas est comme une trappe
Qui s'ouvre et ferme tout à tour.
Bien vite hélas! il nous attrape,
Quand le cruel sur ses gonds court!»

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Le texte de Scholl, publié au Figaro, fut recueilli dans : Aurélien Scholl, |
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Poulet-Malassis et de Broise, 1859, p. 116. Détails d'une gravure d'Alphonse Descaves (Edmond à gauche, Jules à droite) exécutée d'après une photographie de l'un des deux frères Tournachon (Nadar, bien sûr). |