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Caylus,
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la perfection dans l'art de vivre
heureux
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Caylus,
mécène du roi. Collectionner les
antiquités au XVIIIe
siècle.
EXPOSITION
au Musée des monnaies, médailles et
antiques à la BNF-site Richelieu. Du 17
décembre 2002 au 17 mars 2003.
CATALOGUE.
Caylus
, Édition de l'Institut
national d'histoire de l'art, Paris, 2002 : petit
in-12 format oblong à l'italienne de 160 pages, 96
numéros, nombreuses illustrations en noir et
blanc, sous la direction d'Irène Aghion,
commissaire de l'exposition, avec Mathilde
Avisseau-Broustet, conservateurs en chef au
département des monnaies. Préface de Marc
Fumaroli, auteur de nombreux travaux sur Caylus et
initiateur de cette exposition.
Prix : 20 euros.
ISBN : 2-9519307-0-4
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9 avril 2003
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l'observer longuement, de
face et de profil, pour le découvrir et avoir enfin
le sentiment de l'approcher un peu, sinon de l'avoir
déchiffré intimement. On a la chance d'avoir
retrouvé, il y a peu, l'heureux propriétaire
resté anonyme, d'un buste en terre cuite, uvre
en 1767 d'un statuaire protégé du
modèle, Louis-Claude Vassé (1716-1772). Cette
uvre était restée inconnue des
historiens de l'art. Anne Claude Philippe de
Thubières, de
, de
, de
, comte de
Caylus (1692-1765), né dans une famille paternelle de
très ancienne noblesse du Tarn-et-Garonne avait,
c'est le moins, de la branche. Sa mère, pour sa part,
marquise de Villette, était la petite-fille d'Agrippa
d'Aubigné, et la nièce de Mme de Maintenon.
Son buste, posthume, est à coup sûr une image
fidèle des traits de ce septuagénaire par l'un
de ses familiers qui a pu opérer de mémoire,
ou même d'après un masque mortuaire, on ne
sait.
La
couverture du
précieux catalogue est ornée de la
reproduction de ce buste (la même que sur l'affiche
éditée en complément); à cinq
reprises, il est encore montré sous des angles
différents dans le corps du livre, sans compter trois
profils, une gravure et deux médaillons du même
Vassé, l'un en terre cuite, aujourd'hui disparu, de
l'ancienne collection du cabinet des médailles de la
BNF; l'autre, en marbre, conservé à
l'E.N.S.B.A. Et après tout, c'est justice, à
l'occasion de la première exposition jamais
consacrée à ce grand seigneur, "antiquaire"
«contemporain de nos laboratoires de
muséographie, de cristallographie et
d'archéologie», selon le
préfacier.
Si, comme l'affirmait Jean
Guéhenno, tout homme de quarante ans est responsable
de son visage, - ce qui semble juste, somme toute -, alors
examinons le
buste de Caylus,
heureusement en terre cuite, matériau toujours plus
expressif que le marbre. Le front haut,
légèrement dégarni et bombé,
barré de deux rides, indique une vive activité
cérébrale. Les joues creusées de deux
plis, sans émacier le visage, les deux rides
d'expression partant de la base du nez un peu busqué,
donnent du caractère et de la distinction à
l'homme. Le menton accuse un faible embonpoint, normal pour
un septuagénaire. Les
lèvres sont très
ourlées,
dénotant une certaine sensualité, mais un
imperceptible retroussis de la commissure droite indique une
ironie discrète. Les sourcils, surhaussés,
dégageant les yeux, ajoutent au charme de ce
personnage vêtu à la romaine, et
en
cheveux,
harmonieusement bouclés.
Il
devait plaire, sans
même chercher à séduire.
En tout cas, il a plu aux
Goncourt (hé oui! bien sûr) qui lui ont
consacré un de leur Portraits intimes du
dix-huitième siècle (2e série,
Dentu, 1858) :
«[
]
Caylus était un homme grand et fort. Il avait la
santé du peuple, et des bas de laine aux pieds, et
au dos un habit de drap brun à boutons de cuivre,
des épaules de paysan, et du gentilhomme
là-dessous; de la tête aux pieds un air de
bonheur et une satisfaction de vivre réjouissante
à voir, avec des manières résolument
brouillées avec le bon ton et la recherche, des
haines sur la main, des générosités
bourrues, une indépendance enragée. Il
était grand d'Espagne, et ne portait pas son
titre, et allait en carrosse de remise.»
Ce mélange de
notations physiques et morales, cela sent le Saint-Simon
à pleines lignes.
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qui commença par
manier l'épée et revint intact et glorieux,
à 17 ans!, de la défaite de Malplaquet (1709),
provoquant l'enthousiasme du vieux Louis XIV, voyagea
ensuite au Proche-Orient, y découvrant
émerveillé les antiquités grecques.
Revenu désuvré, le voilà à
Paris qui, à vingt-cinq ans, vibrionne en tous sens,
s'intéressant à la musique, au dessin, aux
lettres : «Un autodidacte surdoué»,
écrit Marc Fumaroli. Il manie alors le crayon
à dessin, avant le burin, puis la plume - il
s'était exercé en écrivant, sous la
dictée de sa mère, Souvenirs de Mme de
Caylus, anecdotes sur la cour de Louis XIV,
publiés à Genève en 1770 par Voltaire.
Caylus dessine et apprend la gravure avec Watteau, rue de
Richelieu, chez le financier Pierre Crozat (1661-1740 ?
ou 41 ?), collectionneur de peintures et de pierres
gravées, autant que de dessins originaux des
maîtres (il en possédait 19 000, la plus
importante collection d'Europe). Il y rencontre et
sympathise avec Pierre-Jean Mariette (1694-1774),
érudit, écrivain, collectionneur d'estampes et
de dessins, graveur lui-même. Ce sera le début
d'une grande amitié et d'une collaboration de
quarante ans.
Son «grand
passe-temps», c'est le dessin;
«ces premiers
jets de la main et de la tête des grands
génies», ajoutent les Goncourt. Puis «il
grave sans peur, effrontément, sabrant à
grands coups les paysages italiens, balayant les grappes
de feuilles, les paraphes de verdure, les fabriques
détachées du ciel blanc et vierge.» On
voit son modeste «C*** au bas des croquades de
peuple de Watteau», de tant d'autres maîtres,
et, ce qui est plus original, «la rue et son peuple,
le peuple, voilà le monde après lequel
court la pointe du [
] comte de Caylus,
conseiller d'honneur né au parlement de Toulouse,
- et sa plume aussi»
(allusion aux livres qu'il a
laissés, bien caractérisés par
l'adjectif du titre donné au recueil de ses
uvres littéraires : uvres
badines). Les Goncourt concluent : «Il annonce
le Père Duchêne.»
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Il y a une
communauté de
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pensée
esthétique entre Caylus et les Goncourt, notamment au
sujet du dessin. Relisons leur Journal, le 29 avril
1858 :
«L'art
français qui ne commence qu'à Watteau.
Poussin et Le Sueur nés en France, mais talents
italiens. L'art français est l'esprit. Or,
où l'esprit se manifeste ouvertement,
familièrement, intimement, c'est dans le premier
jet, dans le berceau du tableau, dans le
dessin.»
Cet apophtegme est
confirmé par un expert, le peintre Charles Brun, qui,
en 1672, affirmait que «l'apanage de la couleur est de
satisfaire les yeux, au lieu que le dessin satisfait
l'esprit.» Par parenthèse, il faut noter que
Caylus, qui fut reçu, en 1731, en tant qu'
«amateur honoraire» à l'Académie
royale de peinture et de sculpture (et, plus tard, en 1742,
à l'Académie des inscriptions et
belles-lettres), prononça son discours d'admission,
le 7 juin 1732, sur le thème de «L'Étude
de dessin». Markus A. Castor, l'un des contributeurs du
catalogue de cette exposition Caylus, rappelle que ce
discours de l'impétrant illustre l'idée que le
dessin «permet admirablement de reconnaître la
manière d'un artiste et peut être
considéré comme objet de contemplation se
suffisant à lui-même.» C'est là
résumée l'idée directrice qui a
guidé les Goncourt dans le choix de leur collection
de dessins français du XVIIIe siècle.
Indépendamment de l'aspect financier de ce genre de
collection, les dessins de cette époque
étaient moins cotés que les peintures au
début des années 1850.
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Autre parenté avec
les
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Goncourt : Caylus fut
un collectionneur. Il recherchait des antiquités,
«des guenilles d'agathe [sic], de
pierre, de bronze, de terre, de vitre», écrit-il
à l'un de ses rabatteurs en Italie, le père
Paul Paciaudi, et non pas «des morceaux
d'apparat». Dans cette lettre du 12 janvier 1758,
citée par les Goncourt (in Portraits
intimes
) le comte précise à ce
correspondant le sens de sa collection :
«[
] la vanité n'étant point
mon objet, [
] je ne fais point un cabinet, je
fais un cours d'antiquité et je cherche les usages,
ce qui les prouve, les pratiques, ce qui les
démontre.» L'étude scientifique de ces
débris, c'était son plaisir. «Chaque
jour, sa fureur collectionnante allait croissant»,
affirment les Goncourt. Il était semblable en cela
à de nombreux seigneurs du XVIIIe siècle qui
s'adonnaient aux sciences. On pense à Buffon,
à Lavoisier (qui, bien que père de la chimie
moderne, eut le tort aux yeux des révolutionnaires
d'être aussi fermier général, ce qui le
conduisit dans la charrette des condamnés à la
guillotine, le 8 mai 1794, aux côtés de 27
autres collègues de la Ferme, dont Lebas de Courmont,
premier mari de la grand-mère maternelle des
frères Goncourt). Caylus ne se contentait pas de
collectionner; il dessinait et gravait, et il publia sept
volumes de 1752 à 1767 (le septième et
dernier, posthume) de son fameux Recueil
d'antiquités égyptiennes, étrusques,
grecques et romaines.
«Son hôtel plein,
il le déménageait au dépôt des
antiques du roi, et recommençait une nouvelle
collection; et ainsi jusqu'à sa mort, où la
troisième et dernière collection suivait les
autres, de par son testament», expliquent les Goncourt.
Caylus, célibataire et sans héritier par le
sang, laissa tout au roi à sa mort, ce qui justifie
le titre de cette exposition : «Caylus
mécène du roi», et nous a donné
ainsi l'occasion de jouir d'une petite partie de ces
collections, au musée des monnaies, médailles
et antiques de la BNF! C'était renverser les
rôles que de faire du roi son légataire
universel. On imagine mal Edmond de Goncourt, lui aussi sans
enfant, léguant ses collections à Félix
Faure
Il est vrai que Goncourt aussi fut un
mécène en créant son académie et
son Prix. Caylus, pour sa part, joua également un
rôle de mécène, ou de protecteur,
à l'égard de jeunes artistes qu'il contribua
à faire connaître, comme Bouchardon, Vien,
Roslin. Il les encouragea en instituant des prix, lui aussi!
Prix de la tête d'expression, prix de costume; pour la
vérité et le respect de la nature dans la
description de l'anatomie ou de la perspective. Il a encore
proposé ses Nouveaux sujets de peinture et de
sculpture pour renouveler leur «imagination de
l'antique», selon l'expression des Goncourt qui
caractérisent ainsi cette activité de
Caylus : «[
] avec plus de
zèle que de goût peut-être, mais avec
dévouement, avec générosité,
[il] a gouverné l'art de son temps.» On
sent là une restriction dont l'origine est à
rechercher dans la critique de leur cher Watteau, «le
grand poète du XVIIIe siècle», par Caylus
dans son éloge de l'artiste, lu à
l'académie de peinture le 3 février 1748. Le
manuscrit de ce texte, signalons-le, a été
découvert par hasard chez le libraire Lefebvre, 10
rue Colbert, après 1858 si bien qu'ils l'ont
publié dans leur étude sur Watteau incluse
dans L'Art du XVIIIe siècle sous son titre
d'origine, La Vie d'Antoine Watteau, peintre de figures
et de paysages, sujets galants et modernes, par M. le comte
de Caylus, Amateur.
Avant de céder la
place à Caylus, les Goncourt préviennent leurs
lecteurs en «protestant d'avance contre les
sévérités et les préjugés
de l'ancien ami du peintre». Et dans les notules qui
suivent le texte de Caylus, ils portent ce jugement
sévère sur «[
] la
pédante et agressive biographie de
l'académicien honoraire»
Cela
mérite un mot d'explication.
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On a dit plus haut que
Caylus
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avait côtoyé
Watteau chez Crozat et qu'il avait appris grâce
à lui à maîtriser crayon et burin, de
1712 à 1721. Ils étaient devenus amis,
étant presque du même âge, et
réunis dans l'amour de l'art. Caylus, comme nous le
rappelle Marc Fumaroli, menait à cette époque
une vie de «virtuose» («amateur des sciences
et des beaux-arts, qui en favorise le progrès»
[Encyclopédie]), et, sous l'influence de son
ami artiste probablement, il cédait au goût de
l'époque pour le style rocaille en réaction au
"grand goût" du règne du vieux roi. Mais, il se
détournera peu à peu du "petit goût"
rococo des Modernes, représenté entre autres
par Watteau et ses «fêtes galantes», pour se
placer au côté des tenants des Anciens, adeptes
du «grand goût naturel de l'Antique» ou de
la peinture d'histoire. Martin A. Castor, déjà
cité, estime dans son chapitre sur «Caylus et le
cercle artistique parisien», que «la critique que
le comte adresse à l'uvre du peintre montre
clairement son retour vers un renouveau du
classicisme : il reproche à Watteau
[
] l'absence d'héroïsme et
d'allégorie, son incapacité à
représenter la passion [
]». On
peut s'adresser à Marc Fumaroli pour faire le point
sur cette querelle éternelle des Anciens et des
Modernes. Pour lui, le triomphe lointain de Caylus, c'est le
fameux Serment des Horaces de David
(1786).
«[Caylus]
demandait donc aux Anciens non seulement l'inspiration
à la grandeur dans les grands genres
[
], mais aussi un art exquis et anonyme
d'"orner la vie", la grande affaire des Français du
siècle de Louis XV selon Tocqueville. Le
rocaille avait excellé dans la miniaturisation, dans
le chantournement des bibelots, des objets de vertu, des
boiseries. Il était manifestement encore plus
difficile, aux yeux de Caylus, de restaurer le bon
goût des Anciens dans les appliques de bronze, le
mobilier, les vases, bref le décor de la vie, que de
réussir à rétablir chez les
élèves de l'Académie de peinture la
discipline et le grand goût des tableaux d'histoire.
Il voulait contribuer à recréer un style, dans
le détail comme dans les grandes choses, et il en
cherchait les secrets pratiques dans les tombes des Anciens,
qui avaient eu en toute chose, même utilitaire, le
sens du style.»
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Le professeur au
Collège de France,
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devenu membre de
l'Académie française, a édifié
là une sorte de stèle funéraire au
souvenir de Caylus, qui la méritait, sans aucun
doute. Elle servira, par la même occasion, à
établir sa propre renommée. Cette
reconnaissance volontariste d'un artiste et collectionneur
méconnu à tort, les Goncourt l'avaient
accomplie pour un autre artiste créateur du XVIIIe
siècle, Watteau. Le hasard fait que le comte de
Caylus, en son temps, n'accorda pas à Watteau la
place que lui donna la postérité : mais
pour sauver Caylus d'un oubli injuste, devrait-on
épouser tous ses jugements ? Les Goncourt, eux,
reconnurent la valeur de Caylus, tout en élevant un
tombeau à la gloire de Watteau, un tombeau fort
mérité, lui aussi. Écoutez ces accents
enjoués dissimulant mal une sensibilité
énervée qui, au-delà du brillant
adamantin, touche le cur au plus
profond :
«C'est le duo de Gilles
et de Colombine qui est la musique et la chanson de la
Comédie de Watteau.
Comme cette mode d'Italie, étincelante et bizarre, se
marie heureusement à la mode française du
XVIIIe siècle enfant! [
]
Oui, au fond de cet uvre de Watteau, je ne sais quelle
lente et vague harmonie murmure derrière les paroles
rieuses; je ne sais quelle tristesse musicale et doucement
contagieuse est répandue dans ces fêtes
galantes. Pareille à la séduction de Venise,
je ne sais quelle poésie voilée et soupirante
y entretient à voix basse l'esprit charmé.
L'homme passe au travers de son uvre; et cet
uvre, vous venez à le regarder comme le jeu et
la distraction d'une pensée souffrante, comme les
jouets d'un enfant malade et qui est mort.»
(«Watteau», L'Art du XVIIIe siècle,
Bibliothèque-Charpentier, 1e série, p. 6
et p. 11).
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P.
S.
Il faut
acquérir ce catalogue d'exposition sur Caylus si l'on
s'intéresse au XVIIIe siècle, à Watteau
et aux Goncourt, et à ce type de nobles
mécènes-savants-humanistes qui vécurent
à la façon de leurs devanciers de la
Renaissance italienne puis française. Il y avait
encore beaucoup à signaler sur le Caylus historien
des techniques, qui, en 1755, publia, à
Genève, son Mémoire sur la peinture
à l'encaustique et la peinture à la cire.
Ce traité est une somme des idées issues de
ses expériences sur la permanence des couleurs dans
le temps, ou la matité des surfaces.
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