de
Edmond et Jules, puis Edmond
de Goncourt
13 octobre 2003
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Durant sa rhétorique; Jules écrit Étienne Marcel, drame en cinq actes, en vers. Hégésippe Moreau, pièce en vers et trois actes, écrite en 1848 par Jules. Deux vaudevilles refusés par le théâtre du Palais-Royal : Sans titre, en deux actes, au mois d'octobre; et Abou-Hassan, en trois actes, le mois suivant. Un proverbe en un acte, La Nuit de la Saint-Sylvestre, tête-à-tête, est refusé en décembre au Théâtre-Français et au Gymnase.
PUBLICATION Les Goncourt écrivent Mamselle Zirzabelle, farce en un acte, en prose entremêlée de vers; les vers étaint l'uvre de Jules. Cette farce, destinée au Théâtre-Lyrique où Villedeuil avait des intérêts, fut refusée. Au mois de mai, les Goncourt ont l'idée d'une pièce contre la bohème : Les Hommes de lettres. Ils l'écriront de la fin de l'année 1856 à la fin du mois de mai 1857. Une idée de pièce en un acte, comique, qui s'intitulerait : Au bal masqué. C'est l'embryon de Henriette Maréchal (1865). Incroyables et Merveilleuses (autre titre : Retour à Ithaque), un acte, proposé en 1855 au Théâtre-Français, puis au Gymnase : refusé. Le manuscrit fut également refusé par le théâtre du Vaudeville au mois d'octobre. Le manuscrit laissé au Théâtre-Français fut perdu. Les Hommes de lettres, pièce en cinq actes, puis en quatre. Refusée au Gymnase, puis au Vaudeville.
Pendant
les cinq années suivantes, En 1863, les Goncourt commencent à écrire Henriette Maréchal. La pièce, terminée en décembre 1863, est refusée par le directeur du Vaudeville mais reçue au Théâtre-Français en 1864, grâce à Édouard Thierry, qui était un homme de lettres.
Henriette Maréchal est représentée au Théâtre-Français le 5 décembre 1865 (et non le 5 mars comme l'écrit Delzant dans Les Goncourt). La pièce échoue à cause d'une cabale mémorable, qui aurait été dirigée par Pipe-en-Bois, un ami de Vallès. Henriette Maréchal est retirée de l'affiche le 16 décembre, après 6 représentations.
PUBLICATION 2e édition revue et
augmentée, parue un mois après l'originale,
Librairie internationale Lacroix et Verboeckhoven, s.d.
[20 janvier 1866]. Une troisième
édition est annoncée le 3 février 1866.
Le 11 octobre 1867, ils terminent Blanche de la Rochedragon, pièce en cinq actes, sur la Révolution française. Le 26 décembre, ils proposent la pièce à Thierry, au Théâtre-Français. Ils sont reçus à correction, c'est-à-dire refusés par le comité de lecture, le 7 mars 1868. Mademoiselle de la Rochedragon paraîtra en 1873, chez Dentu; sous le titre La Patrie en danger parce qu'une marquise de la Rochedragon avait protesté lorsque les journaux signalèrent la pièce. La pièce paraîtra dans le recueil Théâtre (Charpentier, 1879), à la suite de Henriette Maréchal. Les Goncourt écrivent quelques scènes d'une comédie-satire, qui devait s'appeler La Blague. Ce qui explique la présence, dans le Journal, de nombre de passages consacrés la la blague. PUBLICATION PUBLICATION Henry Céard tire une pièce en cinq actes, réduite ensuite à trois actes, de Renée Mauperin. Le 10 juin, La Rounat écrit à Goncourt pour lui demander Henriette Maréchal. L'affaire ne se fera pas. D'autre part, sur les conseils de Daudet, le manuscrit de Renée Mauperin lui est soumis, mais il le met de côté. Le 29 juin, Deslandes, directeur du Vaudeville, refuse Renée Mauperin. La Rounat, à l'Odéon, la refuse également. La Rounat meurt; il est remplacé par son ancien assistant, Paul Porel, qui engage Léonide Leblanc pour jouer Henriette Maréchal. Le 3 mars, reprise de Henriette Maréchal à l'Odéon, sans grand succès : 39 représentations jusqu'au 21 avril. PUBLICATION Renée Mauperin est enfin acceptée par Porel. Renée Mauperin : le 17 novembre, à l'Odéon, la générale est encourageante; le 18, après la première, on espère une réussite, mais la presse est mauvaise; le samedi 20, la salle est presque vide. C'est un échec; la pièce aura vingt représentations seulement, et disparaîtra de l'affiche le vendredi 10 décembre. PUBLICATION Goncourt écrit Germinie Lacerteux pour le théâtre. Daudet lit, sans succès, La Patrie en danger à Porel, en prévision du centenaire de la Révolution et de l'exposition universelle de 1889. Jules Vidal et Arthur Byl ont tiré de Sur Philomène une pièce en deux actes, représentée au Théâtre-Libre le 11 octobre, en même temps que L'Évasion de Villiers de l'Isle-Adam. La représentation se donne dans la salle du 37, passage de l'Élysée des Beaux-Arts (18e) devenu, en 1951, la rue André Antoine. La pièce est reprise par une troupe ambulante, en février 1888, dans tous les théâtres de la banlieue parisienne. PUBLICATION Le 15 janvier, Goncourt achève Germinie Lacerteux. Le Journal daté du 11 octobre raconte qu'Edmond a reçu une lettre de Jules Vidal demandant à Goncourt l'autorisation d'adapter, avec Byl, Les Frères Zemganno; las! ils ont été devancés par Paul Alexis et Oscar Méténier. Ce jour-là Edmond songe à écrire une «trilogie naturaliste», avec Germinie Lacerteux, La Fille Élisa et La Faustin. Antoine distribue les rôles de La Patrie en danger. Le 14 novembre, Porel lit Germinie Lacerteux à l'Odéon devant les acteurs. La répétition générale est supprimée, et la première a lieu le mercredi 19 décembre, avec Réjane dans le rôle de Germinie. Le 26 décembre, les sénateurs de droite demandent la suppression de la pièce. Le président de la République, Sadi Carnot, fait interdire les représentations en matinée. PUBLICATION Le 7 janvier, à Auteuil, Oscar Méténier lit l'adaptation des Frères Zemganno faite avec Paul Alexis; il la relira chez Daudet, le 17 janvier. Le 16 janvier, Hennique et Antoine lisent La Patrie en danger au siège social du Théâtre-Libre d'Antoine, 96 rue Blanche, où avaient lieu les répétitions depuis le 1er novembre 1887. Le 5 février, Germinie Lacerteux quitte l'affiche après 22 représentations. Le 20 février, on commence les répétitions de La Patrie en danger. Représentation le 19 mars par le Théâtre-Libre, salle des Menus-Plaisirs, 14 boulevard de Strasbourg. La pièce est arrêtée le 24 mars. La ville de Reims demande à Antoine de jouer La Patrie en danger le 14 juillet. Le 21 novembre, Paul Alexis et Oscar Méténier viennent lire à Goncourt le premier acte de Charles Demailly. Le 9 février, Goncourt donne l'idée à Jean Ajalbert, jeune avocat stagiaire aimant les lettres, de tirer une pièce de La Fille Élisa. Du 20 au 24 février, on répète Les Frères Zemganno, pièce en trois actes, au Théâtre-Libre. Le 25 février, représentation dans la salle des Menus-Plaisirs, avec Les Deux Tourtereaux, .comédie en un acte de Ginisty et Guérin. La presse est mauvaise. Le 5 juin Ajalbert lit devant Antoine, au restaurant-cabaret du père Lathuille, La Fille Élisa. Le 19 avril, Alexis et Méténier lisent, chez Goncourt, devant Porel et Réjane, les deux premiers actes de Charles Demailly, jugés «faiblots». La Fille Élisa est représentée par la troupe du Théâtre-Libre, salle des Menus-Plaisirs, le vendredi 26 décembre et le 27, en même temps que Conte de Noël, pièce en un acte de Linert. PUBLICATION La Fille Élisa quitte la salle des Menus-Plaisirs, pour être reprise au théâtre de la Porte Saint-Martin. Le 19 janvier, les représentations y sont interdites par la censure. Léon Bourgeois, ministre de l'Instruction publique, refuse de lever l'interdiction; Alexandre Millerand, député socialiste et/mais favorable à l'homme de lettres Goncourt, interpelle Léon Bourgeois : sans succès. Au mois de mars, Antoine joue la pièce à Bruxelles. PUBLICATION Germinie Lacerteux est reprise à l'Odéon, le 21 mars 1891, mais uniquement (c'était prévu depuis le début) pour dix représentations, avec Réjane. Un suiccès certain (voir le Journal du 24 mars 1891). Au mois d'août, Goncourt travaille à son vaudeville satirique, À bas le progrès! Le 26 janvier, Koning (Gymnase) annonce dans Le Figaro accepter À bas le progrès! puis il renoncera, le 10 février, à jouer la pièce. À partir du samedi 12 mars, à l'Odéon, 15 nouvelles représentations de Germinie Lacerteux, toujours avec Réjane. Le 23 mai, Goncourt pense de nouveau tirer une pièce de La Faustin. Le 25 mai, Goncourt lit À bas le progrès! à Antoine et Ajalbert. Koning accepte Charles Demailly pour le Gymnase. Générale dimanche 18 décembre, première le 19. Cest un échec, confirmé le 22 décembre. La pièce quittera l'affiche le 17 janvier 1893. Le 9 janvier, Antoine commence les répétitions de À bas le progrès! bouffonnerie satirique en un acte aux Menus-Plaisirs; la générale a lieu le 14 janvier, la première le 16 janvier, après Le Ménage Brésil (Romain Coolus) et Mademoiselle Julie (Strindberg). C'est un échec, les critiques accusent Goncourt de radoter. Le 22 avril, Edmond a la vision du dixième tableau de Manette Salomon dont il donne le texte dans le Journal. Le 12 septembre, Goncourt termine son adaptation de La Faustin. Le 17 octobre, lecture par Henry Bauër chez Sarah Bernhardt, peu enthousiaste, bien qu'elle eût été pressentie pour tenir le rôle-titre. PUBLICATION Le 22 février, Sarah Bernhardt renvoie le manuscrit de La Faustin sans un mot d'explication. Le 25 avril, reprise de À bas le progrès! chez Frantz Jourdain; le programme est dessiné par Ibels. Goncourt termine Manette Salomon le 24 novembre, après six semaines de travail. Ultime reprise de À bas le progrès! le 15 décembre, chez Mme Dardoize. PUBLICATION Le 21 janvier, Goncourt lit chez Daudet, devant Porel, le prologue et les dix tableaux de Manette Salomon. Porel demande à Goncourt d'envoyer la pièce à son associé au Vaudeville, Albert Carré, qui la refuse, puis se ravise, au mois de mars. Le 19 décembre, Goncourt apprend que Manette sera représentée au Vaudeville quand les représentations des Viveurs, par Henri Lavedan, seront arrêtées. Porel demande des changements dans Manette Salomon; on garde le prologue, mais il n'y a plus que neuf tableaux. La pièce est représentée le samedi 29 février. Elle est jugée ennuyeuse; - on passe sur les côtés antisémitiques (comme disait Edmond lui-même). Dès le 2 mars, l'asssistance est clairsemée, et le 23 mars, la pièce est jouée pour la dernière fois. PUBLICATION Le 19 juin, Jules Claretie propose à Goncourt de prendre La Faustin au Théâtre-Français, et au cours du même dîner, donné par l'éditeur E. Fasquelle, Antoine dit souhaiter monter cette pièce à l'Odéon. |