Bibliographie   théâtrale

de

Edmond et Jules, puis Edmond

de Goncourt

 

13

octobre

2003 

 

 

1848 ?

Durant sa rhétorique; Jules écrit Étienne Marcel, drame en cinq actes, en vers.

 1849 

Hégésippe Moreau, pièce en vers et trois actes, écrite en 1848 par Jules.

1850

Deux vaudevilles refusés par le théâtre du Palais-Royal : Sans titre, en deux actes, au mois d'octobre; et Abou-Hassan, en trois actes, le mois suivant.

 1851-1852

 Un proverbe en un acte, La Nuit de la Saint-Sylvestre, tête-à-tête, est refusé en décembre au Théâtre-Français et au Gymnase.

 

PUBLICATION

Le texte fut publié dans L'Éclair (17 janvier 1852) et le Messager de la Haute-Marne. Il fut imprimé par Gedès, plaquette in-4° de 8 pages à 2 colonnes, s.d. (1852), mais aucune trace au catalogue de la BNF.
Le manuscrit, déposé au Théâtre-Français, fut vendu en vente publique, à l'insu d'Edmond, le 26 mai 1879, lors de la vente du libraire Aubry.


Une pièce dont un acte se passe au Bas-Meudon, tirée de En 18.., sans titre connu, est refusée en avril 1852 par Lemoine-Montigny, directeur du Gymnase.

Les Goncourt écrivent Mamselle Zirzabelle, farce en un acte, en prose entremêlée de vers; les vers étaint l'œuvre de Jules. Cette farce, destinée au Théâtre-Lyrique où Villedeuil avait des intérêts, fut refusée.

 1855-1856

Au mois de mai, les Goncourt ont l'idée d'une pièce contre la bohème : Les Hommes de lettres. Ils l'écriront de la fin de l'année 1856 à la fin du mois de mai 1857.

Une idée de pièce en un acte, comique, qui s'intitulerait : Au bal masqué. C'est l'embryon de Henriette Maréchal (1865).

Incroyables et Merveilleuses (autre titre : Retour à Ithaque), un acte, proposé en 1855 au Théâtre-Français, puis au Gymnase : refusé. Le manuscrit fut également refusé par le théâtre du Vaudeville au mois d'octobre. Le manuscrit laissé au Théâtre-Français fut perdu.

  1857

 Les Hommes de lettres, pièce en cinq actes, puis en quatre. Refusée au Gymnase, puis au Vaudeville.

 

Pendant les cinq années suivantes,
les Goncourt renoncent provisoirement
à écrire pour le théâtre. Mais ils ont
des projets; le 27 décembre 1860, ils
évoquent leur future «pièce de la Révolution»,
qui sera
Blanche de la Rochedragon
(renommée La Patrie en danger).

 1863-1864

En 1863, les Goncourt commencent à écrire Henriette Maréchal. La pièce, terminée en décembre 1863, est refusée par le directeur du Vaudeville mais reçue au Théâtre-Français en 1864, grâce à Édouard Thierry, qui était un homme de lettres.

 

1865-1866

Henriette Maréchal est représentée au Théâtre-Français le 5 décembre 1865 (et non le 5 mars comme l'écrit Delzant dans Les Goncourt). La pièce échoue à cause d'une cabale mémorable, qui aurait été dirigée par Pipe-en-Bois, un ami de Vallès. Henriette Maréchal est retirée de l'affiche le 16 décembre, après 6 représentations.

 

PUBLICATION

Édition originale : Henriette Maréchal, drame en trois actes, en prose, représenté pour la première fois sur le Théâtre-Français le 5 décembre 1865, Librairie internationale Lacroix et Verboeckhoven, 1866 (annoncée le 23 décembre 1865).
L'exemplaire des auteurs contient les vers de Gautier, écrits de sa main, qui forment le prologue. L'original de ce prologue fut déposé aux archives de la Comédie-Française.

2e édition revue et augmentée, parue un mois après l'originale, Librairie internationale Lacroix et Verboeckhoven, s.d. [20 janvier 1866]. Une troisième édition est annoncée le 3 février 1866.


 1867-1868

Le 11 octobre 1867, ils terminent Blanche de la Rochedragon, pièce en cinq actes, sur la Révolution française. Le 26 décembre, ils proposent la pièce à Thierry, au Théâtre-Français. Ils sont reçus à correction, c'est-à-dire refusés par le comité de lecture, le 7 mars 1868.

Mademoiselle de la Rochedragon paraîtra en 1873, chez Dentu; sous le titre La Patrie en danger parce qu'une marquise de la Rochedragon avait protesté lorsque les journaux signalèrent la pièce. La pièce paraîtra dans le recueil Théâtre (Charpentier, 1879), à la suite de Henriette Maréchal.

  18??

Les Goncourt écrivent quelques scènes d'une comédie-satire, qui devait s'appeler La Blague. Ce qui explique la présence, dans le Journal, de nombre de passages consacrés la la blague.

 1873

 

PUBLICATION

La Patrie en danger, drame en cinq actes et en prose, Dentu, s.d. [mai 1873], préface de IV pages datée de mars 1873.


  1879

PUBLICATION

Recueil intitulé Théâtre (Charpentier et Cie, 1879), avec une préface datée du 11mai 1879, où Edmond récapitule les pièces écrites jusqu'en 1865, et une «Histoire de la pièce», soit l'histoire de Henriette Maréchal. Après la reprise de la pièce à l'Odéon, en 1885, le recueil s'enrichira d'une deuxième préface, datée du 15 mars 1885, parue dans Le Figaro du 16 mars 1885.


1880-1881

Henry Céard tire une pièce en cinq actes, réduite ensuite à trois actes, de Renée Mauperin.

1882

Le 10 juin, La Rounat écrit à Goncourt pour lui demander Henriette Maréchal. L'affaire ne se fera pas. D'autre part, sur les conseils de Daudet, le manuscrit de Renée Mauperin lui est soumis, mais il le met de côté.

 1883

Le 29 juin, Deslandes, directeur du Vaudeville, refuse Renée Mauperin. La Rounat, à l'Odéon, la refuse également.

 1884

La Rounat meurt; il est remplacé par son ancien assistant, Paul Porel, qui engage Léonide Leblanc pour jouer Henriette Maréchal.

1885

Le 3 mars, reprise de Henriette Maréchal à l'Odéon, sans grand succès : 39 représentations jusqu'au 21 avril.

PUBLICATION

Nouvelle édition de Henriette Maréchal : Edmond et Jules de Goncourt, Henriette Maréchal, drame en trois actes, en prose. Précédé d'une préface inédite datée du 15 mars 1885 par Edmond de Goncourt, Charpentier, mai 1885, in-18, X-105 p.


Renée Mauperin est enfin acceptée par Porel.

1886

Renée Mauperin : le 17 novembre, à l'Odéon, la générale est encourageante; le 18, après la première, on espère une réussite, mais la presse est mauvaise; le samedi 20, la salle est presque vide. C'est un échec; la pièce aura vingt représentations seulement, et disparaîtra de l'affiche le vendredi 10 décembre.

PUBLICATION

 Le texte de l'adaptation de Renée Mauperin par Céard a été publié pour la première fois par les Cahiers Edmond & Jules de Goncourt n° 5-1997.


1887

Goncourt écrit Germinie Lacerteux pour le théâtre.

Daudet lit, sans succès, La Patrie en danger à Porel, en prévision du centenaire de la Révolution et de l'exposition universelle de 1889.

Jules Vidal et Arthur Byl ont tiré de Sœur Philomène une pièce en deux actes, représentée au Théâtre-Libre le 11 octobre, en même temps que L'Évasion de Villiers de l'Isle-Adam. La représentation se donne dans la salle du 37, passage de l'Élysée des Beaux-Arts (18e) devenu, en 1951, la rue André Antoine. La pièce est reprise par une troupe ambulante, en février 1888, dans tous les théâtres de la banlieue parisienne.

PUBLICATION

Édition originale : J. Vidal et A. Byl, Sœur Philomène, pièce en deux actes, en prose, tirée du roman Sœur Philomène (Léon Vanier, 1887), in-18 de 45 pages et 1 f. (musique de Jehan N. Philippet). Cette musique est celle de la chanson «La petite Rosette», chantée par Romaine en même temps que les malades prient à haute voix.


1888

Le 15 janvier, Goncourt achève Germinie Lacerteux.

Le Journal daté du 11 octobre raconte qu'Edmond a reçu une lettre de Jules Vidal demandant à Goncourt l'autorisation d'adapter, avec Byl, Les Frères Zemganno; las! ils ont été devancés par Paul Alexis et Oscar Méténier. Ce jour-là Edmond songe à écrire une «trilogie naturaliste», avec Germinie Lacerteux, La Fille Élisa et La Faustin.

Antoine distribue les rôles de La Patrie en danger.

Le 14 novembre, Porel lit Germinie Lacerteux à l'Odéon devant les acteurs. La répétition générale est supprimée, et la première a lieu le mercredi 19 décembre, avec Réjane dans le rôle de Germinie. Le 26 décembre, les sénateurs de droite demandent la suppression de la pièce. Le président de la République, Sadi Carnot, fait interdire les représentations en matinée.

 

PUBLICATION

Edmond de Goncourt, Germinie Lacerteux, pièce en dix tableaux, précédée d'un prologue et suivie d'un épilogue. Tirée du roman d'Edmond et Jules de Goncourt, Charpentier, VII, 134 p., décembre 1888. L'édition comporte une erreur : «Représentée pour la première fois le 18 décembre»; non, ce fut le 19, la générale prévue pour le 18 ayant été annulée au dernier moment. Précédée d'une préface de Goncourt, datée de février 1887, et suivie d'un appendice daté de décembre 1888.
Le texte de la pièce, Edmond le souligne dans une note pour la préface, est celui qu'il a écrit, non celui qui fut représenté (Porel avait demandé des coupures).


1889

Le 7 janvier, à Auteuil, Oscar Méténier lit l'adaptation des Frères Zemganno faite avec Paul Alexis; il la relira chez Daudet, le 17 janvier.

Le 16 janvier, Hennique et Antoine lisent La Patrie en danger au siège social du Théâtre-Libre d'Antoine, 96 rue Blanche, où avaient lieu les répétitions depuis le 1er novembre 1887.

Le 5 février, Germinie Lacerteux quitte l'affiche après 22 représentations.

Le 20 février, on commence les répétitions de La Patrie en danger. Représentation le 19 mars par le Théâtre-Libre, salle des Menus-Plaisirs, 14 boulevard de Strasbourg. La pièce est arrêtée le 24 mars.

La ville de Reims demande à Antoine de jouer La Patrie en danger le 14 juillet.

Le 21 novembre, Paul Alexis et Oscar Méténier viennent lire à Goncourt le premier acte de Charles Demailly.

1890

Le 9 février, Goncourt donne l'idée à Jean Ajalbert, jeune avocat stagiaire aimant les lettres, de tirer une pièce de La Fille Élisa.

Du 20 au 24 février, on répète Les Frères Zemganno, pièce en trois actes, au Théâtre-Libre. Le 25 février, représentation dans la salle des Menus-Plaisirs, avec Les Deux Tourtereaux, .comédie en un acte de Ginisty et Guérin. La presse est mauvaise.

Le 5 juin Ajalbert lit devant Antoine, au restaurant-cabaret du père Lathuille, La Fille Élisa.

Le 19 avril, Alexis et Méténier lisent, chez Goncourt, devant Porel et Réjane, les deux premiers actes de Charles Demailly, jugés «faiblots».

La Fille Élisa est représentée par la troupe du Théâtre-Libre, salle des Menus-Plaisirs, le vendredi 26 décembre et le 27, en même temps que Conte de Noël, pièce en un acte de Linert.

PUBLICATION

Les Frères Zemganno, pièce en trois actes par O. Méténier et P. Alexis, Charpentier et Cie.


1891

La Fille Élisa quitte la salle des Menus-Plaisirs, pour être reprise au théâtre de la Porte Saint-Martin. Le 19 janvier, les représentations y sont interdites par la censure. Léon Bourgeois, ministre de l'Instruction publique, refuse de lever l'interdiction; Alexandre Millerand, député socialiste et/mais favorable à l'homme de lettres Goncourt, interpelle Léon Bourgeois : sans succès.

Au mois de mars, Antoine joue la pièce à Bruxelles.

PUBLICATION

La Fille Élisa est publiée dans un Supplément littéraire de La Lanterne du 1er février, tiré, selon ce journal (mais faut-il le croire ?), à 300 000 exemplaires. Le chiffre esr confirmé par Jean Ajalbert dans Les Mystères de l'Académie Goncourt (Ferenczi et Fils, 1929, p. 134), qui va même plus loin : le tirage de 300 000 arait été épuisé, et «il fallut retirer…».
Elle est publiée également chez Charpentier et Fasquelle : Jean Ajalbert, La Fille Élisa, pièce en trois actes, en prose, tirée du roman de E. de Goncourt, in-12, 60 pages, 1891.


 Germinie Lacerteux est reprise à l'Odéon, le 21 mars 1891, mais uniquement (c'était prévu depuis le début) pour dix représentations, avec Réjane. Un suiccès certain (voir le Journal du 24 mars 1891).

Au mois d'août, Goncourt travaille à son vaudeville satirique, À bas le progrès!

1892

Le 26 janvier, Koning (Gymnase) annonce dans Le Figaro accepter À bas le progrès! puis il renoncera, le 10 février, à jouer la pièce.

À partir du samedi 12 mars, à l'Odéon, 15 nouvelles représentations de Germinie Lacerteux, toujours avec Réjane.

Le 23 mai, Goncourt pense de nouveau tirer une pièce de La Faustin.

Le 25 mai, Goncourt lit À bas le progrès! à Antoine et Ajalbert.

Koning accepte Charles Demailly pour le Gymnase. Générale dimanche 18 décembre, première le 19. Cest un échec, confirmé le 22 décembre. La pièce quittera l'affiche le 17 janvier 1893. 

1893

Le 9 janvier, Antoine commence les répétitions de À bas le progrès! bouffonnerie satirique en un acte aux Menus-Plaisirs; la générale a lieu le 14 janvier, la première le 16 janvier, après Le Ménage Brésil (Romain Coolus) et Mademoiselle Julie (Strindberg). C'est un échec, les critiques accusent Goncourt de radoter.

Le 22 avril, Edmond a la vision du dixième tableau de Manette Salomon dont il donne le texte dans le Journal.

Le 12 septembre, Goncourt termine son adaptation de La Faustin. Le 17 octobre, lecture par Henry Bauër chez Sarah Bernhardt, peu enthousiaste, bien qu'elle eût été pressentie pour tenir le rôle-titre.

PUBLICATION

Charles Demailly, pièce en cinq actes, publiée en 1893 par Charpentier et Fasquelle, 119 p.
À bas le progrès! bouffonnerie satirique en un acte est publié en janvier 1893 par Charpentier et Fasquelle (35 p.)


1894

Le 22 février, Sarah Bernhardt renvoie le manuscrit de La Faustin sans un mot d'explication.

Le 25 avril, reprise de À bas le progrès! chez Frantz Jourdain; le programme est dessiné par Ibels.

Goncourt termine Manette Salomon le 24 novembre, après six semaines de travail.

Ultime reprise de À bas le progrès! le 15 décembre, chez Mme Dardoize.

PUBLICATION

La Faustin sera publiée dans La Revue de Paris, le 15 juillet 1910, par les soins de Léon Hennique, président de l'académie Goncourt, mais elle ne sera jamais jouée en France.


1895

Le 21 janvier, Goncourt lit chez Daudet, devant Porel, le prologue et les dix tableaux de Manette Salomon. Porel demande à Goncourt d'envoyer la pièce à son associé au Vaudeville, Albert Carré, qui la refuse, puis se ravise, au mois de mars. Le 19 décembre, Goncourt apprend que Manette sera représentée au Vaudeville quand les représentations des Viveurs, par Henri Lavedan, seront arrêtées.

1896

Porel demande des changements dans Manette Salomon; on garde le prologue, mais il n'y a plus que neuf tableaux. La pièce est représentée le samedi 29 février. Elle est jugée ennuyeuse; - on passe sur les côtés antisémitiques (comme disait Edmond lui-même). Dès le 2 mars, l'asssistance est clairsemée, et le 23 mars, la pièce est jouée pour la dernière fois.

PUBLICATION

Édition originale : Edmond de Goncourt, Manette Salomon, pièce en neuf tableaux, précédée d'un prologue, tirée du roman d'Edmond et Jules de Goncourt, Charpentier et Fasquelle, in-8°, 155 pages, mars 1896. Le livret comporte une erreur de date : la pièce est dite «représentée pour la première fois le 27 février», au lieu du 28 pour la générale ou du 29, pour la première.


 Le 19 juin, Jules Claretie propose à Goncourt de prendre La Faustin au Théâtre-Français, et au cours du même dîner, donné par l'éditeur E. Fasquelle, Antoine dit souhaiter monter cette pièce à l'Odéon.

LE 16 JUILLET, EDMOND DE GONCOURT MEURT.

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