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La Fille
Élisa, adaptée par Jean Ajalbert, avait
été représentée au
Théâtre-Libre les 26 et 27 décembre
1890. Quelque trois mois plus tard, Antoine donne la
pièce à Bruxelles. Goncourt ne s'est pas
déplacé, mais Ajalbert, oui. De retour
à Paris, Ajalbert lui fait un compte rendu - peu
flatteur :
«[
]
il [Ajalbert] a trouvé dans Antoine un
personnage aux dessous indéfinissables et, au
fond, peu reconnaissant de ce que La Fille
Élisa avait eu de providentiel pour son
théâtre, en train de s'en aller
à vau-l'eau. Ajalbert me peint le
départ de la troupe le matin, et la
misère des mines, du linge, des toilettes de
ces femmes, vous enlevant tout désir de coucher
avec ces créatures, [
]»
(Journal, 10 mars 1891).
Là, ce sont les
coulisses.
De la représentation elle-même, nous avons
trouvé une critique, assez élogieuse, par
Gustave Frédérix, dans G.
Frédérix, Trente ans de critique, 2
tomes (Paris J. Hetzel & Cie - Bruxelles J.
Lebègue & Cie, 1900). Le premier tome est
consacré aux Études littéraires, le
second aux Chroniques dramatiques. Le livre est
préfacé par Émile Deschanel, qui
situe, pour nous le critique belge. Gustave
Frédérix était en effet
liégeois, et membre de l'Académie royale de
Belgique. Né en 1834, il devint journaliste
et
et musicien (piano et violon). Il
s'épanouit à L'Indépendance
belge, dirigée par Léon Berardi,
où il est critique pendant trente ans.
On trouvera ici sa critique de La Fille
Élisa ; l'article est honnête, les
jugements de son auteur sont mesurés et sans
grande saveur : on tiendra ce texte comme un
document ou un témoignage, rien de
plus.
La
critique de G. Frédérix
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