30 avril 2006

 

 Les Goncourt,

 ou


 «la brisure du caprice» 

 L'année de la mort d'Edmond de Goncourt (1896), parut en librairie un recueil de portraits littéraires, par Michel Salomon : Études et portraits littéraires. Au milieu de Taine, Barbey d'Aurevilly, Séverine, Amiel, voici Edmond et Jules de Goncourt. L'étude est consciencieuse, très fine, et en 2006, rien n'y est retrancher.

Michel Salomon annonce la couleur dès le titre : les Goncourt sont, à ses yeux, des impressionnistes à la manière de Georges Seurat (1859-1891). Il aurait pu ajouter Paul Signac, mais sans doute ne l'a-t-il pas fait car Signac, né en 1863, était plus jeune et peut-être moins connu, en 1896, que Seurat. Dans la «langue de brusqueries et de secousses» des deux frères, Salomon voit une «prose zigzaguante, déconcertante, une prose d'impressionnistes qui veulent tout traduire de leurs sensations, surtout le compliqué, l'exquis, l'intraduisible». L'étude, semble-t-il, a été écrite lors de la sortie en libraire (1894) de L'Italie d'hier, que Salomon situe avec précision dans le parcours d'écrivains des deux frères. Un livre «impressionniste», dit-il, impressionniste dans sa structure, bien que l'impressionnisme pictural et a fortiori le néo-impressionnisme soit encore à naître lorsque les Goncourt écrivaient leurs notes d'Italie, et le remplissaient de dessins et d'aquarelles.

Pour lire l'étude de Michel Salomon, veuillez cliquer ici.

 

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