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35. - LAS, 14 mai 1885, à madame Auguste Sichel ; 1 p. in-8° (défraîchi ; deux petits trous au second feuillet). Il la remercie pour son invitation. "Mais j'ai un peu de travail en retard et je vais me caserner ces deux jours-ci, qui ne promettent pas d'être beaux du reste, et si samedi, vous voulez toujours de moi, je viens avec bien du plaisir manger votre soupe. "Petit conseil à l'intention de M. Sichel, en mauvaise santé : "Il faut que le mari ne respire pas ce sale printemps, et qu'il se calfeutre et lise beaucoup de mauvaise littérature " 60 euros36. - LAS, décembre 1888, à madame Sichel ; 1 p. in-8° sur papier rose pâle (légt défraîchi ; quelques rousseurs, petite fente au pli central). Il l'informe qu'il a fait mettre une place à sa disposition "dans la loge de première de face n° 40. Vous savez que vous avez été invitée par les Daudet à souper et que les Jourdain vous reconduiront." Elle ne doit pas parler de ce souper devant Mme Lechanteur qu'il n'invite pas. Il vient de recevoir, d'une princesse de Chimay, des faisans "que vous verrez sur les tables du souper de vraies merveilles ". Évocation de la première de Germinie Lacerteux, qui aura lieu le 19 décembre 1888 sur la scène de l'Odéon (direction Porel), avec Réjane dans le rôle de Germinie. En dépit de coupures exigées par Porel, le président de la République Sadi Carnot donnera en partie satisfaction aux sénateurs de droite (Halgan, de Pressensé, Audren de Kerdrel, de Lareinty, etc.) qui avaient demandé l'interdiction de la pièce : seules les représentations en matinée seront supprimées. 65 euros
37. - Télégramme a.s., [Paris, 18 décembre 1892], à madame Sichel ; p. in-12 (légèrement défraîchi ; petite fente au pli central). Il lui demande de ne pas l'attendre le jour suivant : "c'est la première comme vous le savez. Voulez-vous me donner à manger mardi. Si votre fils veut venir à la représentation générale, il a une place dans l'Avant-scène 2 ou 4 où je serai avec Daudet " Il est question de l'adaptation théâtrale de Charles Demailly, écrite par Paul Alexis et Oscar Méténier. La première aura lieu le 19 décembre 1892 au théâtre du Gymnase (direction Köning) et sera un échec. La pièce quittera l'affiche le 17 janvier 1893. 60 euros
38. - LAS, mercredi 1er novembre [1893], à madame Sichel ; 1 p. in-8° (quelques pâles rousseurs). Il n'a reçu sa lettre qu'au retour du cimetière, à 16 heures et il n'a pu lui répondre. Il est passé devant son domicile, mais il était si fatigué que le courage lui a manqué pour monter, malgré son désir de la voir. "Voilà qu'on joue au Théâtre Libre lundi prochain, où les Daudet désirent voir la pièce danoise, et je dois les accompagner si je suis en état. Voulez-vous me donner à dîner samedi ?" Et il signe : "Votre bien affectionné légèrement mélancolique Edmond de Goncourt." Ce n'est pas une "pièce danoise" que les Daudet veulent aller voir, puisqu'il s'agit d'Une faillite, du très norvégien Björnstjerne Björnson, représentée pour la première fois sur la scène du Théâtre Libre le 8 novembre 1893. C'est de Berlin qu'Antoine adressera le 13 novembre à Goncourt une lettre dont nous retiendrons l'extrait suivant : "Si je n'avais quitté Paris le lendemain même de La Faillite, je serais allé déjà vous remercier & Daudet aussi, d'avoir bien voulu honorer de votre présence la réouverture du Théâtre Libre." 65 euros