Outamaro enfin traduit en japonais
Les Japonais et tous les
japonologues vont maintenant avoir le plaisir de lire, en
japonais, Outamaro, par Edmond de Goncourt, ce qui
est une sorte de retour aux sources. Le livre vient,
enfin!, d'être traduit par Madame OKI Yukiko,
professeur à l'Université Teikyô
Heisei de Tokyo. Spécialiste de l'art occidental
du XIXe
siècle et du japonisme, OKI Yukiko
s'intéresse depuis fort longtemps aux
frères Goncourt. Elle est parvenue à
identifier les uvres d'Utamaro
présentées par Edmond dans son
Outamaro ; on rappelle que
«Outamaro» est la graphie, au temps d'Edmond de
Goncourt, du nom qui, de nos jours, s'écrit
«Utamaro». Pour ce faire, OKI Yukiko a
exploré plusieurs musées d'estampes
japonaises, avec l'aide de spécialistes. Ce livre
a fait l'objet de traductions partielles, puis d'une
traduction intégrale dans la revue Ukiyoe
de février à juin en 1965. Mais c'est la
première fois que le lecteur japonais, qui
connaît le nom des deux frères Goncourt
grâce au prix par eux fondé plus que par
leurs oeuvres encore très peu traduites au Japon,
pourra découvrir cette nouvelle et superbe
traduction illustrée. Même si vous ne lisez
pas le japonais, achetez ce livre pour ses illustrations,
vous ne serez pas déçu. LE
LIVRE Outamaro d'Edmond de Goncourt a
été publié le 12 décembre 2005
à Tokyo, aux éditions Heibonsha, dans la
collection Tôyô bunko. 745e ouvrage de cette
collection, il se présente sous une couverture en
tissu vert, dans un emboîtage
cartonné. Le format est de 12 cm de largeur sur
17,5 cm de hauteur. Document

Le livre comporte 47 photos en noir et blanc.Traduction du livre
(p.7-267)
Postface de Brigitte Koyama-Richard (p.267-295)
Chronologie de la vie des frères Goncourt de
Brigitte Koyama-Richard (p. 296-304)
Message de la traductrice OKI Yukiko (p. 305-312)
Liste des illustrations (p.313-314)
On joint, avec l'aimable
autorisation des éditions Heibonsha
qui nous ont permis, également,
de reproduire les illustrations ci-dessus, la
postface
de Brigitte Koyama-Richard,
à qui sa double culture, française et
japonaise, a permis, mieux qu'à personne, de
mettre en lumière les enjeux du livre d'Edmond et
d'éclairer les liens qui unissaient Goncourt et
Hayashi, à la fois solide amitié et
goût identique pour le travail.