Repères biographiques
14 mai 2003
Nous travaillons énormément
nous deux Edmond
Lettre de Jules de Goncourt
à Louis Passy, 17 septembre 1850.
Jusqu'en 1870 Pour aller tout de suite à la deuxième
partie : Edmond sans son frère (1870-1896)
cliquez ici.
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Remarques préliminaires
La source de cette biographie très succincte est le Journal des frères Goncourt. La diversité obligatoire de toute vie et le caractère hétérogène d'événements rapportés presque au jour le jour ont été respectés. On a eu recours, parfois, à la biographie d'André Billy, Les Frères Goncourt (Flammarion, 1954).
Alain Barbier Sainte Marie a reconstitué, indépendamment du Journal, l'histoire de la famille. Les précisions de date, de lieux ou de personnes proviennent des Archives départementales de la Haute-Marne, des Archives de Paris, des Archives de l'académie Goncourt à Nancy (en dépôt aux Archives municipales de Nancy, pouvant être consultées après accord préalable, écrit, de l'académie Goncourt).
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La famille |
17 décembre, naissance de Jules, à Paris. |
1830-1851. Enfance et
jeunesse
Edmond est
élève à la pension Goubaux (Prosper
Goubaux, homme de lettres, collaborait avec Dumas
père, Legouvé et E. Sue), puis entre en
troisième au lycée Henri IV et en
rhétorique au collège Bourbon. De 1842
à 1844, il est étudiant en droit. Jules, au
collège Bourbon (1842-1848), est plus brillant que
son aîné. De 1846 à 1848, Edmond est
comptable à la Caisse centrale du Trésor
public. A la mort de leur mère, le 5 septembre 1848,
son héritage les autorise à vivre en rentiers.
En juillet 1849, se croyant destinés à une
carrière d'artistes, Edmond et Jules vont à
pied de Bar-sur-Seine (Aube) à Marseille, puis
embarquent pour Alger, où ils passent un mois. Ils
ont dessiné et peint à l'aquarelle monuments
et paysages. Ils reviennent à Paris au mois de
décembre. Le 10 janvier 1850, ils s'installent rue
Saint Georges, n°43, où ils resteront jusqu'en
1868.
1851
1851-1870. Ils vivent
et écrivent ensemble
La vie littéraire des
deux frères débute en 1851, et par
l'échec de leur premier livre, En 18.,
publié à compte d'auteur : le livre devait
paraître le
jour du coup d'État,
le 2 décembre!, et ne sortira que le 5
décembre. Jules
Janin, qui fait leur
connaissance à cette occasion, est le seul à
les féliciter. Ils commencent le Journal, tenu
par Jules. En 18..
uvre principale publiée
Le 12 janvier, ils
deviennent journalistes, à l'hebdomadaire
L'Eclair, puis le 20 octobre, au quotidien
Paris,
publications de leur cousin Ch. de Villedeuil ; cette
collaboration durera 15 mois. Pour quelques vers
cités dans une nouvelle et jugés licencieux,
ils sont inculpés d'outrage à la morale
publique. Ils seront acquittés mais
blâmés en février de l'année
suivante, et en garderont la terreur de la censure et de la
Justice. Parution de leur Salon de 1852, reprise des
articles publiés dans L'Eclair d'avril
à juin 1852, où ils glorifient la peinture du
paysage en France. Du 6 au 15 octobre, les frères
accompagnent Gavarni
à Londres, soi-disant (cf. L'Eclair n°40
du 9 octobre 1852) pour compléter «une
série d'études sur les bas-fonds de la grande
cité». En réalité, ce fut surtout
le prétexte d'une escapade amicale entre trois
célibataires, et l'occasion, pour Gavarni, d'y vendre
une lithographie à un illustré londonien. Tout
en exerçant le métier de journaliste, les
Goncourt fréquentent la bohème artistique chez
Peyrelongue, un marchand de tableaux de la rue Laffitte. On
y retrouve Nadar
et H. Murger. Leurs excursions en groupe dans les auberges
des villages bordant la forêt de Fontainebleau
serviront pour Manette Salomon.
Ils font la connaissance
d'Aurélien
Scholl, avec qui les
relations, chaleureuses en premier lieu, se refroidiront
à mesure que Scholl deviendra un personnage
public.
Des articles qui avaient
paru dans les journaux de Villedeuil sont repris en volume,
sous le titre de La Lorette, ouvrage illustré
par Gavarni, qu'ils avaient introduit à L'Eclair
et qui deviendra leur grand ami, leur modèle et
leur inspirateur jusqu'à sa mort, en 1866 (cf.
Cahiers E. & J. de Goncourt, n° 1-1992,
p. 23-34). Leurs chroniques théâtrales et
celles de Villedeuil, qui signe l'ouvrage avec eux sous le
pseudonyme de Cornélius Holff, sont
rassemblées dans
Mystères
des théâtres
1852.
Histoire de la
société française pendant la
Révolution Histoire de la
société française pendant le
Directoire
1855
uvres principales
publiées
Sophie
Arnould Portraits
intimes du dix-huitième
siècle,
1e série
uvres principales
publiées
Monselet
décrit, dans
le Figaro du 24 février, les deux
frères en «rococotiers du XVIIIe
siècle». La rencontre des frères
Marcille, collectionneurs (Prud'hon, Chardin, etc.), est le
début d'une amitié entre quatre
tempéraments d'artistes. Edmond et Jules partent
à la fin du mois de septembre pour
Bar-sur-Seine, chez
leurs cousins Labille :
ils préparenr Les Hommes de lettres
(Charles Demailly). Ils iront presque tous les ans
chez les Labille, en été. Histoire de
Marie-Antoinette Portraits intimes du
dix-huitième siècle, 2e
série
uvres principales
publiées
Début
de la parution de L'Art du dix-huitième
siècle en fascicules
uvre principale publiée
Les Maîtresses de
Louis XV, 2 vol. Les Hommes de
lettres
uvres principales
publiées
Sur
Philomène
uvre principale publiée
La Femme au
dix-huitième siècle Le 21 janvier, grande
soirée chez la princesse Mathilde :
ils rencontrent le prince
Napoléon. Pour la première fois, les Goncourt
se rendent à Croisset, chez Flaubert, du 29 octobre
au 2 novembre. Théophile Gautier est reçu en
mai au dîner Magny. Tourgueniev,
«un colosse charmant, un doux géant»,
l'avait été le 28 février, Renan et
Taine en mars. Début octobre, les Goncourt racontent
l'achat d'estampes japonaises érotiques, les
shunga.
uvre principale publiée
Renée Mauperin
uvre principale publiée
Germinie
Lacerteux
uvre principale publiée
Gavarni
meurt le 24 novembre : très émus, les Goncourt
ont le sentiment d'avoir perdu leur tuteur. En 1873,
paraîtra sa biographie par ses fils spirituels. Des
extraits de leur journal sont publiés, sous le titre
Idées et sensations ; ils sont
dédiés à Flaubert. Idées et
sensations
uvre principale publiée
Manette Salomon, 2
vol.
uvre principale publiée
Jules souffre de la
syphilis, contractée en 1850. Pour échapper au
bruit de la ville et trouver le calme, les frères
achètent une maison
à Auteuil, 53
boulevard Montmorency (depuis février 1890,
n°67). Le 29 octobre, dans le Journal, Edmond et
Jules revendiquent l'antériorité de leur
goût pour la chinoiserie et la japonaiserie, faisant
allusion à des descriptions dans En 18.. ; il
y en avait eu aussi dans Manette
Salomon. Les Goncourt rencontrent
Zola,
leur «admirateur» et
«élève», et l'invitent à
déjeuner chez eux, le 14 décembre. Autre
dîner célèbre : le 10 avril
(vendredi sai,nt), les Goncourt font maigre, chez la
Païva, mais ce jour-là,
Sainte-Beuve
organise, pour le prince Napoléon, un dîner
gras.
Madame
Gervaisais
uvre principale publiée
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Le 20 juin 1870, Jules
de Goncourt meurt
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