12 mai 2003 

 La préface de Chérie et ses suites

 

Edmond vient de terminer Chérie; des affiches sont placardées sur les murs de Paris, le roman paraît en feuilleton au Gil Blas, la deuxième semaine du mois de mars 1884, et la préface, qu'Edmond lui-même baptise «testament littéraire», paraît au Figaro, le jeudi 17 avril; ce même jour, Chérie paraît en librairie chez Charpentier et Cie.

Les critiques littéraires se mettent au travail, et certains d'entre eux sont mentionnés par Edmond dans son Journal. Le 22 avril, Duval, journaliste à L'Événement, critique Chérie; le 25, Anatole Claveau, sous son nom de plume de Quidam, reproche à Edmond, dans Le Figaro, de prétendre dans sa préface,avoir été le premier naturaliste; le même jour, Champfleury, dans une lettre publique parue dans La Justice ce même 25 avril, félicite Georges Duval pour son article du 22 et traite les Goncourt de cocodès des lettres. Le dimanche 27, dans Le Télégraphe, Jules Levallois fait savoir qu'il n'aime pas Chérie.

Parmi les critiques qu'Edmond de Goncourt ne signale pas dans son Journal , outre Barbey d'Aurevilly, Pontmartin et quelques autres, Henry Becque, qui avait écrit son article sur Chérie, plus précisément sur la préface de Chérie, dans Le Matin du 25 avril, sous la forme d'une interview fictive, que vous pourrez lire en cliquant ci-dessous sur «L'article de Becque».

Henry Becque, selon Figures contemporaines tirées de l'Album Mariani,
3e volume, Librairie Floury, 1897. 

 - L'article de Henry Becque

- La préface de Chérie

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