Poictevin,
Edmond de Goncourt et
Aragon Relecture, ces
vacances, d'Aragon, Je
n'ai jamais appris à écrire ou les
incipit : «par contrepoids à La
Défense [La Défense de
l'infini], je proclamais que le roman que
j'allais écrire n'aurait pas de héros, de
personnages, que le héros en serait une
abstraction, ou de préférence une chose. Je
me réclamais à cet égard d'un
classique, je veux dire d'un
prédécesseur, dans un écrivain qui
était pour nous (du moins pour Éluard,
Breton et moi) un prédécesseur, Francis
Poictevin.» (Champs Flammarion, 1981,
[Genève Skira 1969],
p. 58.)
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On sait
qu'Edmond de Goncourt
éprouvait des sentiments mitigés pour
Francis Poictevin, son disciple excessif : «Ce
matin, le pauvre Francis Poictevin tombe chez moi, plus
exalté que jamais. En voici un auquel j'aurai
inoculé la folie de l'épithète! En
littérature, l'invention de situations, de
créations de personnages, l'architecture des
phrases, ce n'est plus rien pour lui : il n'y a que
la trouvaille d'une épithète - et bien
souvent biscornue - où il apporte une recherche
délirante, affolante, charentonesque!»
(Journal, 30 mars 1892).